En cas de cessation d’activité et de fermeture d’entreprise, le dirigeant peut potentiellement prétendre à des indemnités de chômage, sous réserve de certaines conditions. Tout d’abord, il est essentiel que le dirigeant puisse justifier d’un contrat de travail. Sans ce contrat, il peut se tourner vers les règles applicables aux travailleurs indépendants pour tenter de bénéficier du système de l’Allocation de Retour à l’Emploi (ARE).
Dans quels cas un dirigeant peut-il être considéré comme ayant un contrat de travail ? Pour les dirigeants majoritaires et égalitaires, le cumul entre le statut de dirigeant et celui d’employé est prohibé, rendant ainsi impossible l’accès à l’ARE. En revanche, pour les dirigeants minoritaires et les dirigeants non associés, ce cumul est autorisé.
Cependant, la simple existence d’un contrat de travail ne suffit pas. Il est nécessaire que plusieurs conditions soient remplies : le contrat doit concerner des fonctions distinctes de celles exercées en tant que mandataire social, le dirigeant doit être dans une situation de subordination juridique vis-à-vis de l’employeur, et les fonctions stipulées dans le contrat de travail doivent être de nature technique.
Il est important de souligner que Pôle emploi n’examine pas uniquement l’existence d’un contrat de travail, mais également le respect de ces trois conditions. Il convient également de noter que le statut de président de SAS ou de SASU permet de bénéficier du régime général de la sécurité sociale en tant qu’assimilé salarié, mais ne donne pas accès à l’assurance chômage.
En cas de doute quant à l’éligibilité aux indemnités de chômage, il est recommandé de contacter son agence Pôle emploi, qui pourra fournir une assistance et évaluer la validité du contrat de travail en fonction de ces critères.