Il est également possible de distinguer les sociétés de personnes, car cette dichotomie permet de connaître le fonctionnement d’une société.
Alors que l’on parle d’associé dans les sociétés de personnes, il faut parler d’actionnaire dans les sociétés de capitaux.
Ainsi, la société de personne à comme critère déterminant la personne qui compose la société, le lien qui unit les associés (l’intuitu personae). C’est-à-dire que l’élément déterminant dans la formation de cette société sont les associés, ce qui implique qu’ils sont personnellement et solidairement responsables ou encore que les décisions sont prises collectivement (parfois à l’unanimité). Les sociétés de personnes sont donc plus restrictives quant aux cessions de titres que les sociétés de capitaux. Cela se matérialise par un agrément ou encore des droits d’enregistrement plus important (3% et non 0,10%).
Ce sont par exemple des sociétés civiles (SCI, SCP, SCM, etc), de la société en commandite simple (SCS) ou encore de la société en nom collectif (SNC).
Les sociétés de capitaux ont principalement pour but de rassembler des fonds afin d’exploiter une activité.
A noter que la SARL est une forme hybride, car elle est au croisement entre ces deux types de sociétés. Effectivement, elle est caractérisée par un fort intuitu personae tout en limitant la responsabilité à hauteur de leur apport respectif.
Attention : La liste n’est pas exhaustive, mais elle a pour but de présenter un panel de formes de société les plus fréquemment utilisées sans avoir de redite.
Bon à savoir : la SCOP (société coopérative de production) est une entreprise dont l’organisation est spécifique car peut revêtir différentes formes (SA, SARL, SAS, ou encore une profession libérale). La spécificité est qu’il s’agit d’une société à gouvernance démocratique car les salariés peuvent avoir le statut d’associés et, dans tous les cas, sont majoritaires (au moins 51%). Les dirigeants sont élus par les salariés.