La cessation des paiements est une situation financière critique dans laquelle une entreprise se trouve lorsque sa trésorerie n’est plus en mesure de couvrir ses dettes exigibles avec son actif disponible. En d’autres termes, elle ne peut plus honorer ses obligations financières telles que les factures, les salaires, les échéances fiscales et sociales, et les remboursements de prêts, en utilisant les liquidités qu’elle possède.
L’actif disponible comprend tous les éléments d’actif qui peuvent être rapidement convertis en espèces sans nuire à la continuité des activités de l’entreprise. Cela peut inclure les fonds disponibles sur les comptes bancaires, les liquidités en caisse, les titres de valeurs mobilières et les créances clients.
Il est important de souligner que la cessation des paiements ne survient pas immédiatement après l’incapacité de l’entreprise à payer ses dettes. En effet, la législation accorde un délai de 45 jours à l’entreprise pour déposer un formulaire de déclaration de cessation des paiements auprès du tribunal de commerce ou du tribunal judiciaire, une fois que cet état financier critique est constaté.
Cette période de 45 jours est cruciale pour permettre à l’entreprise de prendre des mesures pour remédier à sa situation financière, telles que la renégociation des délais de paiement avec ses créanciers ou l’obtention de fonds supplémentaires pour améliorer sa trésorerie.
Il convient également de noter que la vente d’actifs essentiels à l’activité de l’entreprise dans le seul but de pallier la cessation des paiements n’est pas recommandée, car cela pourrait compromettre la viabilité à long terme de l’entreprise.
Ainsi, la déclaration de cessation des paiements est une étape importante et obligatoire pour toutes les formes d’entreprise, qu’il s’agisse de sociétés commerciales, d’entrepreneurs individuels, d’agriculteurs ou d’associations, dès lors qu’elles se trouvent dans cette situation financière critique.